Les Misérables, deuxième partie, livre 3, chapitre 5, commentaire, hugo, 1862.

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Les Misérables, deuxième partie Cosette, livre 3, chapitre 5, extrait « la forêt menaçante », Victor Hugo, 1862.

L’enfant regardait d’un œil égaré cette grosse étoile qu’elle ne connaissait pas et qui lui faisait peur. La planète, en effet, était en ce moment très près de l’horizon et traversait une épaisse couche de brume qui lui donnait une rougeur horrible. La brume, lugubrement empourprée, élargissait l’astre. On eût dit une plaie lumineuse.

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Madame Bovary, chapitre 11 (XI), deuxième partie, « l’opération d’Hippolyte », commentaire, Flaubert, 1857.

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Madame Bovary, extrait chapitre 11 (XI), deuxième partie, « l’opération d’Hippolyte », Flaubert, 1857.

Ni Ambroise Paré, appliquant pour la première fois depuis Celse, après quinze siècles d’intervalle, la ligature immédiate d’une artère ; ni Dupuytren allant ouvrir un abcès à travers une couche épaisse d’encéphale ; ni Gensoul, quand il fit la première ablation de maxillaire supérieur, n’avaient certes le cœur si palpitant, la main si frémissante, l’intellect aussi tendu que M. Bovary quand il approcha d’Hippolyte, son ténotome entre les doigts. Et, comme dans les hôpitaux, on voyait à côté, sur une table, un tas de charpie, des fils cirés, beaucoup de bandes, une pyramide de bandes, tout ce qu’il y avait de bandes chez l’apothicaire. C’était M. Homais qui avait organisé dès le matin tous ces préparatifs, autant pour éblouir la multitude que pour s’illusionner lui-même. Charles piqua la peau ; on entendit un craquement sec. Le tendon était coupé, l’opération était finie. Hippolyte n’en revenait pas de surprise ; il se penchait sur les mains de Bovary pour les couvrir de baisers.

Allons, calme-toi, disait l’apothicaire, tu témoigneras plus tard ta reconnaissance envers ton bienfaiteur !

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Madame Bovary, chapitre 8, passage de la mort d’Emma, Flaubert, 1857, commentaire.

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Madame Bovary, chapitre 8, troisième partie, « La mort d’Emma » Flaubert, 1857

Sa poitrine aussitôt se mit à haleter rapidement. La langue tout entière lui sortit hors de la bouche ; ses yeux, en roulant, pâlissaient comme deux globes de lampe qui s’éteignent, à la croire déjà morte, sans l’effrayante accélération de ses côtes, secouées par un souffle furieux, comme si l’âme eût fait des bonds pour se détacher. Félicité s’agenouilla devant le crucifix, et le pharmacien lui-même fléchit un peu les jarrets, tandis que M. Canivet regardait vaguement sur la place. Bournisien s’était remis en prière, la figure inclinée contre le bord de la couche, avec sa longue soutane noire qui traînait derrière lui dans l’appartement. Charles était de l’autre côté, à genoux, les bras étendus vers Emma. Il avait pris ses mains et il les serrait, tressaillant à chaque battement de son cœur, comme au contrecoup d’une ruine qui tombe. À mesure que le râle devenait plus fort, l’ecclésiastique précipitait ses oraisons ; elles se mêlaient aux sanglots étouffés de Bovary, et quelquefois tout semblait disparaître dans le sourd murmure des syllabes latines, qui tintaient comme un glas de cloche.

Tout à coup, on entendit sur le trottoir un bruit de gros sa-bots, avec le frôlement d’un bâton ; et une voix s’éleva, une voix rauque, qui chantait :

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Jacques le Fataliste et son maître, Incipit, Diderot, 1796, commentaire.

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Jacques le fataliste, incipit, Diderot, 1796.

Comment s’étaient-ils rencontrés? Par hasard, comme tout le monde. Comment s’appelaient-ils? Que vous importe? D’où venaient-ils? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils? Est-ce que l’on sait où l’on va? Que disaient-ils? Le maître ne disait rien; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut.

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Le Mariage de Figaro, scène 16 (extrait), Acte 3(III), commentaire, Beaumarchais, 1784

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Le Mariage de Figaro, Acte 3(III), scène 16, Beaumarchais, 1784.

FIGARO. Enfant perdu, docteur, ou plutôt enfant volé.

LE COMTE revient. Volé, perdu, la preuve ? Il crierait qu’on lui fait injure !

FIGARO. Monseigneur, quand les langes à dentelles, tapis brodés et joyaux d’or trouvés sur moi par les brigands n’indiqueraient pas ma haute naissance, la précaution qu’on avait prise de me faire des marques distinctives témoignerait assez combien j’étais un fils précieux : et cet hiéroglyphe à mon bras…

Il veut se dépouiller le bras droit.

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La jeune veuve, Livre VI, fable 21, La Fontaine, 1668, commentaire.

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La jeune veuve, Livre VI, fable 21, La Fontaine, 1668.

La Jeune Veuve

La perte d’un époux ne va point sans soupirs.
On fait beaucoup de bruit, et puis on se console.
Sur les ailes du Temps la tristesse s’envole ;
Le Temps ramène les plaisirs.
Entre la Veuve d’une année
Et la veuve d’une journée
La différence est grande : on ne croirait jamais (…)

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Le mariage de Figaro, Acte 2 (II), scène 13, 14, 15, commentaire, Beaumarchais, 1784.

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Le mariage de Figaro, Acte 2 (II), scènes 13, 14, 15, Beaumarchais, 1784.

Scène 13

Le Comte, La Comtesse, Suzanne entre avec des hardes et pousse la porte du fond.

Le Comte

Ils en seront plus aisés à détruire. (Il parle au cabinet.) Sortez, Suzon, je vous l’ordonne ! (Suzanne s’arrête auprès de l’alcôve dans le fond.)

La Comtesse

Elle est presque nue, monsieur ; vient-on troubler ainsi des femmes dans leur retraite ? Elle essayait des hardes que je lui donne en la mariant ; elle s’est enfuie quand elle vous a entendu.

(…)

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