La Prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France, passage « Blaise, dis moi, sommes nous loin de Montmartre », commentaire, Blaise Cendrars

Contact : lescoursjulien@yahoo.fr

La Prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France, Blaise Cendrars, 1913.

« Blaise, dis, sommes-nous bien loin de Montmartre? »

Nous sommes loin, Jeanne, tu roules depuis sept jours

Tu es loin de Montmartre, de la Butte qui t’a nourrie, du Sacré Coeur contre lequel tu t’es blottie

Paris a disparu et son énorme flambée

(…)

Votre article a déménagé à cette adresse : http://lescoursjulien.com/la-prose-du-transsiberien-et-de-la-petite-jehanne-de-france-passage-blaise-dis-moi-sommes-nous-loin-de-montmartre-commentaire-blaise-cendrars

Prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France, première partie, Blaise Cendrars, 1913, commentaire

Contact : lescoursjulien@yahoo.fr

La Prose du Transsibérien.

En ce temps-là, j’étais en mon adolescence
J’avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance
J’étais à 16.000 lieues du lieu de ma naissance
J’étais à Moscou dans la ville des mille et trois clochers et des sept gares

(…)

Votre article a déménagé à cette adresse : http://lescoursjulien.com/prose-du-transsiberien-et-de-la-petite-jehanne-de-france-premiere-partie-blaise-cendrars-1913-commentaire

Invitation au voyage, Baudelaire, Fleurs du mal, commentaire

Contact:lescoursjulien@yahoo.fr

L’invitation au voyage

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !

(…)

Votre article a déménagé à cette adresse : http://lescoursjulien.com/invitation-au-voyage-baudelaire-fleurs-du-mal-commentaire

Heureux qui comme Ulysse, Du Bellay, commentaire

« Heureux qui comme Ulysse.. », de Joachim Du Bellay, « Les Regrets »1558.

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine :

Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la doulceur angevine.

Les regrets, 1558.

Votre analyse détaillée a déménagé à cette adresse : http://lescoursjulien.com/heureux-qui-comme-ulysse-du-bellay-commentaire

Dom Juan, Acte III, scène 1, commentaire

Dom Juan, Acte III, scène 1, Molière 1665.

Sganarelle
Je veux savoir un peu vos pensées à fond. Est−il possible que vous ne croyiez point du tout au Ciel ?

Dom Juan
Laissons cela.

Sganarelle
C’est à dire que non. Et à l’Enfer ?

Dom Juan
Eh !

Sganarelle
Tout de même. Et au diable, s’il vous plaît ?

Dom Juan
Oui, oui.

Sganarelle
Aussi peu. Ne croyez−vous point l’autre vie ?

Dom Juan
Ah ! ah ! ah !

Sganarelle
Voilà un homme que j’aurai bien de la peine à convertir. Et dites−moi un peu, le Moine bourru, qu’en croyez−vous, eh !

Dom Juan
La peste soit du fat !

Sganarelle
Et voilà ce que je ne puis souffrir, car il n’y a rien de plus vrai que le Moine bourru, et je me ferais pendre pour celui−là. Mais] encore faut−il croire quelque chose [dans le monde] : qu’est−ce [donc] que vous croyez ?

Dom Juan
Ce que je crois ?

Sganarelle
Oui.

Dom Juan
Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit.

Sganarelle
La belle croyance [et les beaux articles de foi] que voilà ! Votre religion, à ce que je vois, est donc l’arithmétique ? Il faut avouer qu’il se met d’étranges folies dans la tête des hommes, et que pour avoir bien étudié on est bien moins sage le plus souvent. Pour moi, Monsieur, je n’ai point étudié comme vous. Dieu merci, et personne ne saurait se vanter de m’avoir jamais rien appris ; mais avec mon petit sens, mon petit jugement, je vois les choses mieux que tous les livres, et je comprends fort bien que ce monde que nous voyons n’est pas un champignon, qui soit venu tout seul en une nuit. Je voudrais bien vous demander qui a fait ces arbres−là, ces rochers, cette terre, et ce ciel que voilà là−haut, et si tout cela s’est bâti de lui−même. Vous voilà vous, par exemple, vous êtes là : est−ce que vous vous êtes fait tout seul, et n’a−t−il pas fallu que votre père ait engrossé votre mère pour vous faire ? Pouvez−vous voir toutes les inventions dont la machine de l’homme est composée sans admirer de quelle façon cela est agencé l’un dans l’autre : ces nerfs, ces os, ces veines, ces artères, ces… ce poumon, ce coeur, ce foie, et tous ces autres ingrédients qui sont là, et qui… Oh ! dame, interrompez−moi donc si vous voulez : je ne saurais disputer si l’on ne m’interrompt ; vous vous taisez exprès et me laissez parler par belle malice.

Dom Juan
J’attends que ton raisonnement soit fini.

Sganarelle
Mon raisonnement est qu’il y a quelque chose d’admirable dans l’homme, quoi que vous puissiez dire, que tous les savants ne sauroient expliquer. Cela n’est−il pas merveilleux que me voilà ici, et que j’aie quelque chose dans la tête qui pense cent choses différentes en un moment, et fait de mon corps tout ce qu’elle veut ? Je veux frapper des mains, hausser le bras, lever les yeux au ciel, baisser la tête, remuer les pieds, aller à droit, à gauche, en avant, en arrière, tourner… (Il se laisse tomber en tournant.)

Exemple d’un plan de commentaire avec introduction et conclusion de lascène 1, Acte III, de Dom Juan de Molière, 1665.

(ceci n’est pas un modèle, mais évidemment un exemple. Votre réflexion personnelle peut mener à d’autres pistes de lecture).

Votre analyse de texte a déménagé à sa nouvelle adresse : http://lescoursjulien.com/dom-juan-acte-iii-scene-1-commentaire

Dom Juan, Acte I, scène 2, « éloge de l’infidélité », commentaire

Dom Juan, Acte I (1), scène 2, « éloge de l’infidélité », Molière, 1665.

Dom Juan

Quoi ? tu veux qu’on se lie à demeurer au premier objet qui nous prend, qu’on renonce au monde pour lui, et qu’on n’ait plus d’yeux pour personne ? La belle chose de vouloir se piquer d’un faux honneur d’être fidèle, de s’ensevelir pour toujours dans une passion, et d’être mort dès sa jeunesse à toutes les autres beautés qui

(…)
Exemple d’un plan de commentaire avec introduction et conclusion de lascène 2 de l’acte I de Dom Juan de Molière, passage « l’éloge del’infidélité ».

(ceci n’est pas un modèle, mais un exemple. Votre réflexion personnelle peut mener à d’autres pistes de lecture)

Votre analyse a déménagé à cette adresse :

http://lescoursjulien.com/dom-juan-acte-i-scene-2-eloge-de-linfidelite-commentaire

Dom Juan, scène I (1) acte I(1), exposition, Molière, commentaire

Dom Juan, scène I(1), acte I (1), exposition, Molière, 1665.

Sganarelle: Je n’ai pas grande peine à le comprendre, moi ; et si tu connaissais le pèlerin, tu trouverais la chose assez facile pour lui. Je ne dis pas qu’il ait changé de sentiments pour Done Elvire, je n’en ai point de certitude encore (…)

Le contenu de votre article a déménagé à cette adresse : http://lescoursjulien.com/dom-juan-scene-i-1-acte-i1-moliere-commentaire